Le 29 juin 2026, l’Assemblée nationale française devrait accueillir à Paris un colloque parlementaire public intitulé La recherche sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés au-delà des fantasmes. L’événement est coorganisé par Arnaud Saint-Martin, député de Seine-et-Marne pour La France insoumise - Nouveau Front Populaire, et Pierre Henriet, député de Vendée pour Horizons & Indépendants. Le lieu indiqué par les sources parlementaires et médiatiques est la salle Victor-Hugo, au sein de l’Assemblée nationale. [1][2][3][5][6]
Le sujet est inhabituel dans une enceinte parlementaire. Il n’est pourtant pas nouveau en France. Depuis 1977, le pays dispose d’un cadre institutionnel officiel pour la collecte et l’analyse des signalements de phénomènes aérospatiaux non identifiés, l’équivalent français de ce que l’on appelle aujourd’hui, dans le monde anglophone, les Unidentified Aerial Phenomena ou UAP. Cette histoire a commencé avec un service spécialisé rattaché au CNES, l’agence spatiale française, d’abord appelé GEPAN, puis SEPRA, et aujourd’hui GEIPAN, pour Groupe d’Études et d’Informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés. [9][10]
Le titre du colloque indique clairement le ton recherché : au-delà des fantasmes. Les premières couvertures de presse et les déclarations des organisateurs pointent vers un cadrage sobre : non pas un exercice de révélation spectaculaire, mais une discussion sérieuse sur la recherche, les méthodes institutionnelles, les preuves, la responsabilité publique et les conditions dans lesquelles ce sujet peut être traité rationnellement. Pierre Henriet a indiqué à LCP que l’objectif était de montrer que ces phénomènes peuvent être travaillés rationnellement et de mettre en lumière le travail des experts, plutôt que d’entretenir l’idée selon laquelle des secrets cachés seraient retenus. [1][2][4]
Le programme reproduit ci-dessous repose sur les informations préliminaires actuellement en circulation et intégrées dans ce document. Il présente les intervenants annoncés, et non la liste complète des invités ou des participants. Plusieurs détails peuvent encore être modifiés par les organisateurs avant l’événement.[5][6][7][8][44]
Ce que l’on sait à ce stade
Les éléments suivants constituent actuellement les informations publiques les plus stables concernant l’événement. [1][2][3][5][6][7][8]
| Element | Preliminary information |
|---|---|
| Date | 29 June 2026 [1][2][3] |
| Place | French National Assembly, Paris [1][2][3] |
| Room | Salle Victor-Hugo, reported by LCP and visible on the preliminary program [1][7][8] |
| Reported schedule | The flyer lists three roundtables from 15:10 to 18:40, LCP gives a broader 15:00-19:00 slot, Le Parisien reported 15:00-18:30. [1][2][7][8] |
| French title | La recherche sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés au-delà des fantasmes |
| English rendering | Research on Unidentified Aerospace Phenomena Beyond Fantasy |
| Organizers | Arnaud Saint-Martin and Pierre Henriet [1][2][3] |
| Institutional support shown | The preliminary visual displays support from GEIPAN, public reporting also describes GEIPAN/CNES involvement. |
| Program status | Preliminary program circulated online and privately, a final official text program may still amend titles, affiliations or timing. [5][6][7][8] |
Programme préliminaire : trois tables rondes
Le programme préliminaire actuellement en circulation s’organise autour de trois tables rondes. La première inscrit la recherche sur les PAN dans une perspective historique et contemporaine. La deuxième porte sur les travaux officiels français menés par le GEIPAN et l’Armée de l’Air et de l’Espace. La troisième élargit la discussion aux réponses des pouvoirs publics et au contexte international, notamment à la comparaison entre le GEIPAN et le Pentagone. [7][8]
L’introduction et la conclusion seront assurées par Arnaud Saint-Martin et Pierre Henriet. Le programme utilise visuellement l’acronyme français PAN, tandis que cet article emploie également UAP pour les lecteurs internationaux.
| Horaire | Session | Thème | Intervenants annoncés |
|---|---|---|---|
| 15h10-16h15 | Table ronde 1 | La recherche sur les PAN : histoire et enjeux contemporains | Pierre Lagrange, Dominique Pinsolle, Luc Dini [7][8] |
| 16h15-17h25 | Table ronde 2 | Les travaux officiels sur les PAN par le GEIPAN et l’Armée de l’Air et de l’Espace | Frédéric Courtade, Mathieu Courtaban, Jérémy Moyal, Gilles Munsch, Michaël Vaillant [7][8] |
| 17h40-18h40 | Table ronde 3 | Du GEIPAN au Pentagone : actualité et réponses des pouvoirs publics | Philippe Ailleris, Sylvain Maisonneuve, Baptiste Friscourt [7][8] |
| Ouverture et clôture | Organisateurs | Introduction et conclusion | Arnaud Saint-Martin, Pierre Henriet |
La France possède une histoire institutionnelle distincte sur les PAN
Pour les lecteurs internationaux, le contexte français est essentiel. La France est le seul pays au monde à avoir conservé, au sein d’une agence spatiale nationale, une structure publique consacrée à la collecte et à l’analyse des signalements de phénomènes aérospatiaux non identifiés depuis près de quatre décennies. La page actuelle du GEIPAN sur le site du CNES décrit sa mission comme consistant à collecter, analyser et archiver les témoignages de PAN, tout en informant le public. Elle rappelle également la chronologie institutionnelle : le GEPAN a été créé en 1977, remplacé par le SEPRA en 1988, puis le GEIPAN a remplacé le SEPRA en 2005. [9][10]
Cette histoire ne signifie pas que le sujet soit simple ou consensuel. Elle signifie que la France dispose d’une histoire administrative et méthodologique longue, unique au monde. Le GEIPAN reçoit des signalements, travaille avec les témoins et les institutions partenaires, publie des cas d’observation et classe les dossiers en fonction de la qualité des données disponibles et de la probabilité d’identification ou d’explication. Sa simple existence offre un point de référence public pour un sujet qui, ailleurs, est souvent fragmenté entre chercheurs privés, canaux militaires, procédures de renseignement, journalistes et groupes militants. [9][10]
Le colloque du 29 juin comporte donc deux niveaux. En surface, il s’agit d’un événement public consacré à un sujet controversé. Plus profondément, il constitue un test : l’expérience officielle française, les travaux académiques, les interfaces militaires et les initiatives de la société civile peuvent-ils être discutés ensemble dans un cadre parlementaire sans réduire le sujet ni à la croyance ni à la dérision ?
Les mots choisis dans le titre, « au-delà des fantasmes », sont importants à cet égard. Ils reconnaissent le poids culturel des récits liés aux OVNI tout en refusant que ce poids culturel définisse à lui seul l’ensemble du champ. Les signalements de PAN peuvent relever de méprises ordinaires, de phénomènes atmosphériques inhabituels, d’objets d’origine humaine, d’artefacts de capteurs, d’événements rares, de données incomplètes, ainsi que de quelques cas résistant à toute classification. Un cadre public sérieux n’exige pas de conclusions extraordinaires : il exige des données traçables, une discipline méthodologique et la capacité de laisser les questions ouvertes lorsque les preuves sont insuffisantes.
Du GEIPAN au Pentagone — et du Pentagone au GEIPAN
Le colloque s’inscrit également dans un contexte international remodelé par les États-Unis. Depuis 2017, les UAP sont devenus un sujet récurrent dans l’environnement politique et médiatique américain, avec des auditions au Congrès, des obligations officielles de rapport, des vidéos déclassifiées et la création de structures gouvernementales dédiées, comme l’All-domain Anomaly Resolution Office (AARO) au sein du Département de la Défense. Quelle que soit l’opinion que l’on peut avoir sur le débat en cours aux États-Unis, celui-ci a rendu le sujet plus visible et plus politiquement légitime qu’il ne l’était il y a dix ans. [22][17][18]
Depuis les révélations de 2017 sur un programme OVNI/UAP financé par le Pentagone, les États-Unis ont progressivement fait entrer le sujet dans un cadre public et institutionnel plus formalisé. Le Congrès a imposé des obligations de rapport sur les UAP ; l’AARO a été créé en 2022 pour centraliser la collecte et l’analyse des signalements ; la NASA a lancé une étude indépendante sur les UAP en 2022 et publié son rapport en 2023 ; et le FY2024 National Defense Authorization Act a créé un processus public de collecte d’archives UAP au sein des Archives nationales. Plus récemment, la publication d’images et de rapports officiels sur le site de l’AARO a ajouté une dimension concrète et publique à ce processus. [22][18][19][20][21][17]
La France et les États-Unis offrent deux modèles institutionnels différents. Le modèle américain est fortement façonné par la sécurité nationale, les signalements militaires, le contrôle du renseignement et la politique de divulgation. Le modèle français est davantage tourné vers le public et historiquement lié à l’agence spatiale nationale, aux canaux de signalement civils et à l’enquête technique. Cela ne signifie pas automatiquement qu’un modèle serait meilleur que l’autre : cela rend leur comparaison utile. Le GEIPAN a développé une culture spécifique de l’enquête, de l’évaluation et de la qualification des signalements anormaux. Son travail ne consiste pas seulement à collecter des cas, mais aussi à construire des bases de données fiables de signalements concernant des phénomènes inconnus ou insuffisamment expliqués, en s’appuyant sur des enquêteurs formés et des réseaux d’experts afin de clarifier ce qui peut être établi, ce qui reste incertain, et ce qui ne doit pas être affirmé à partir des preuves disponibles. [9][17][23]
Le titre de la troisième table ronde, « Du GEIPAN au Pentagone », pointe précisément vers cette comparaison. Mais la comparaison fonctionne aussi dans l’autre sens : du Pentagone vers le GEIPAN. La trajectoire américaine a produit un puissant effet international d’amplification politique et médiatique, tandis que la trajectoire française offre un modèle d’enquête publique plus ancien. Pris ensemble, ces deux exemples posent une question commune : comment les pouvoirs publics peuvent-ils produire une connaissance fiable sur les PAN tout en équilibrant politique scientifique, risque militaire, information du public, secret, transparence, qualité des données et contrôle démocratique ?
Organisateurs et intervenants annoncés
Les biographies suivantes combinent les rôles indiqués dans le programme préliminaire avec les informations institutionnelles ou professionnelles accessibles publiquement.
Organisation
Arnaud Saint-Martin
Coorganisateur, député de Seine-et-Marne, La France insoumise - Nouveau Front Populaire
Arnaud Saint-Martin est député de la 1re circonscription de Seine-et-Marne et sociologue des sciences et des techniques. Avant son entrée au Parlement en 2024, il était chargé de recherche au CNRS — Centre national de la recherche scientifique, principal organisme public français de recherche — et ses travaux portaient sur la sociologie et l’histoire des sciences et des techniques, avec une attention particulière aux activités spatiales, à l’astronomie, aux politiques spatiales et aux imaginaires culturels et politiques attachés à l’exploration de l’espace. À l’Assemblée nationale, il est membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées, membre de l’OPECST — Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques — et vice-président du groupe d’études Aéronautique et espace. [11][13][14][15]
Son double parcours de parlementaire et de sociologue des sciences est central dans le cadrage du colloque. Il permet d’aborder les PAN non seulement comme des phénomènes rapportés, mais aussi comme des objets de connaissance publique, de controverse scientifique, de traitement institutionnel, d’expertise technique et de responsabilité démocratique. Son expérience dans les études sur les sciences et les techniques lui donne une compréhension particulièrement fine des difficultés soulevées par ce sujet : preuve, expertise, crédibilité, communication publique, confiance institutionnelle et frontière entre enquête sérieuse et sensationnalisme.
Pierre Henriet
Coorganisateur, député de Vendée, Horizons & Indépendants
Pierre Henriet est député de la 5e circonscription de Vendée, membre du groupe Horizons & Indépendants et secrétaire de l’Assemblée nationale. Il est actuellement premier vice-président de l’OPECST — Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. Formé comme professeur de mathématiques dans l’enseignement secondaire, il possède également un parcours académique en philosophie des sciences et en épistémologie. [12][13][14]
Son implication donne au colloque une dimension transpartisane et de politique scientifique. Ayant présidé l’OPECST de 2022 à 2023, et en étant aujourd’hui le premier vice-président, il apporte une expérience parlementaire à l’interface entre expertise scientifique, choix technologiques et décision publique. Dans des propos rapportés par LCP, il a présenté l’événement comme un effort pour montrer que le sujet peut être abordé rationnellement et par le travail des experts, plutôt que par la spéculation ou le sensationnalisme. [1]
Table ronde 1 — La recherche sur les PAN : histoire et enjeux contemporains
Pierre Lagrange
Anthropologue des sciences, EHESS — École des hautes études en sciences sociales
Pierre Lagrange est un sociologue et anthropologue des sciences français, connu pour ses travaux sur les controverses, les parasciences, les OVNI, les phénomènes dits paranormaux et les frontières entre science, croyance, preuve et culture publique. Il a travaillé plusieurs années au Centre de sociologie de l’innovation de Mines Paris, dans l’environnement intellectuel associé à la sociologie des sciences et des techniques, avant de poursuivre des recherches en anthropologie et en sociologie de la culture. [24]
Depuis les années 1980, Lagrange étudie le champ ufologique non pas principalement comme une affaire de croyance, mais comme un objet social, historique et épistémologique : comment les témoins, enquêteurs, sceptiques, institutions, scientifiques et médias négocient-ils le statut des affirmations anormales ? Ses principaux ouvrages incluent La Rumeur de Roswell (1996), étude sociologique de la controverse de Roswell, La Guerre des mondes a-t-elle eu lieu ? (2005), qui revisite le mythe de la panique de masse autour de l’émission radiophonique d’Orson Welles en 1938, et Ovnis : ce qu’ils ne veulent pas que vous sachiez (2007), consacré aux récits conspirationnistes, au secret et à la construction publique des controverses ufologiques. Sa présence dans la première table ronde apporte une perspective historique et anthropologique de long terme sur la construction de la controverse OVNI/PAN en France et à l’étranger. [24][25][26]
Dominique Pinsolle
Historien, Université Bordeaux Montaigne, CEMMC — histoire contemporaine
Dominique Pinsolle est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Bordeaux Montaigne, rattaché au CEMMC — Centre d’Études des Mondes Moderne et Contemporain. Il est titulaire d’une habilitation à diriger des recherches, obtenue en 2024, et travaille sur la communication, le syndicalisme, le sabotage, l’histoire des médias et les cultures politiques modernes et contemporaines. [27]
Ses travaux sur la presse, la communication, les conflits sociaux et la démocratie technique offrent une perspective historique utile sur la manière dont les controverses publiques se construisent. La question des PAN a elle aussi été façonnée par les récits médiatiques, les archives, les déclarations ou silences officiels, les attentes du public et l’évolution des environnements de communication.
Luc Dini
Ingénieur aéronautique et défense chez Thales, président de la commission SIGMA2 de la 3AF
Luc Dini est ingénieur aéronautique et défense, avec une longue expérience professionnelle dans l’aéronautique, l’espace et la défense, notamment dans la défense antimissile, la défense aérienne, la guerre électronique, les systèmes de surveillance, l’ingénierie de grands systèmes et le développement international. Sa carrière inclut des fonctions dans le secteur français de la défense, chez Thomson-CSF et Thales Air Systems, où il a occupé des postes de direction dans les systèmes, la stratégie et le développement commercial de la défense antimissile. [28]
Au sein de l’Association Aéronautique et Astronautique de France (3AF), il est devenu président de la commission technique SIGMA2 à partir de 2013. SIGMA2 se concentre sur l’étude technique de cas PAN/UAP, en particulier les « observables durs » tels que les traces physiques, les données radar, les informations issues de capteurs et les éléments de preuve liés à l’aéronautique et à l’espace. La commission a produit des rapports techniques et d’activité complets, et la présence de Dini apporte à la discussion une perspective d’ingénierie aéronautique et de défense, complémentaire des approches historiques et issues des sciences sociales. [28]
Table ronde 2 — Les travaux officiels sur les PAN par le GEIPAN et l’Armée de l’Air et de l’Espace
Frédéric Courtade
Ingénieur, directeur du GEIPAN, CNES — Centre National d'Etudes Spatiales
Frédéric Courtade dirige le GEIPAN depuis 2024. Diplômé en science des matériaux, il a suivi un parcours à la fois technique et managérial au CNES, comprenant vingt ans d’expertise et d’enquête sur les matériels spatiaux au sein du laboratoire d’expertise du CNES, cinq ans sur le développement d’instruments scientifiques en planétologie et exobiologie, puis quatre ans à la tête du service chargé des mécanismes spatiaux et des équipements de contrôle d’attitude des satellites. [9][10]
Au GEIPAN, son rôle n’est pas seulement de gérer une équipe composée de personnels du CNES et de bénévoles engagés, mais aussi de maintenir une méthode de travail rigoureuse et transparente. Sa position publique met l’accent sur la démontrabilité technique et scientifique, la robustesse méthodologique, le respect des témoins et l’accès public aux résultats des enquêtes. Sa participation inscrit la deuxième table ronde dans le contexte pratique du travail actuel du GEIPAN : collecte des cas, enquête, classification, revue par des experts, coordination avec les parties prenantes institutionnelles, notamment militaires et scientifiques, information du public et archivage de long terme des observations françaises de PAN. [9]
Mathieu Courtaban
Représentant du CAPCODA — Centre de planification et de conduite des opérations de défense aérienne
Mathieu Courtaban est mentionné dans le programme préliminaire au sein de la deuxième table ronde consacrée aux travaux officiels du GEIPAN et de l’Armée de l’Air et de l’Espace, avec une affiliation au CAPCODA. Le CAPCODA est le Centre air de planification et de conduite des opérations de la défense aérienne de l’Armée de l’Air et de l’Espace, basé sur la base aérienne de Lyon-Mont Verdun. Il fonctionne dans le cadre du CDAOA et est issu de la fusion du Centre national des opérations aériennes (CNOA) et du Centre air de planification et de conduite des opérations (CAPCO). [29]
His announced presence indicates the inclusion of an operational airspace and air-defense perspective. This is important because some UAP questions involve not only scientific interpretation, but also air safety, reporting chains, sensor data, controlled airspace and the operational handling of unusual observations.
Jérémy Moyal
Représentant de l’Armée de l’Air et de l’Espace
Jérémy Moyal est présenté dans le programme préliminaire comme représentant l’Armée de l’Air et de l’Espace. Les informations disponibles l’identifient comme officier d’active au sein de cette armée. L’Armée de l’Air et de l’Espace est responsable des opérations aériennes et spatiales françaises, notamment de la souveraineté de l’espace aérien, de la posture permanente de sûreté aérienne, de la planification des opérations aériennes et, depuis la création du Commandement de l’Espace, de l’intégration des responsabilités militaires spatiales au sein de l’armée de l’air. [30]
Sa présence situe la deuxième table ronde à l’interface entre signalement civil, enquête officielle et connaissance militaire de l’espace aérien. Pour le public, cela importe, car le sujet des PAN peut impliquer des signalements opérationnels, la sécurité aérienne, des pilotes, des équipages, des informations radar ou issues de capteurs, ainsi que la protection de l’espace aérien contrôlé.
Gilles Munsch
Enquêteur et expert GEIPAN — investigation de terrain, membre du SCEAU et du CNEGU
Gilles Munsch est présenté comme expert et enquêteur du GEIPAN. Ancien professeur de génie mécanique à la retraite, il est impliqué depuis des décennies dans l’enquête de terrain, la documentation des cas et les réseaux français de recherche ufologique, notamment des organisations comme le CVLDLN, le CNEGU, la SERPAN et le SCEAU, ainsi que dans l’activité d’enquête du GEIPAN. [31][32]
Son expertise repose sur une approche de long terme de l’enquête de terrain et de l’évaluation pratique des signalements, avec plusieurs centaines de cas traités sur plusieurs décennies. Sa participation apporte une perspective méthodologique et investigative : comment documenter les signalements, qu’est-ce qui rend un cas exploitable ou inexploitable, comment les réseaux d’experts contribuent à l’interprétation, et pourquoi « inexpliqué » signifie souvent que les preuves restent incomplètes plutôt qu’une conclusion aurait été atteinte.
Michaël Vaillant
Fondateur de Meta-Connexions, data scientist, expert GEIPAN et président d’UAP Check
Michaël Vaillant est data scientist, expert GEIPAN depuis près de vingt ans, fondateur de Meta-Connexions, créée en 2006, ainsi que fondateur et président de l’initiative internationale UAP Check, lancée en 2023. Il est titulaire d’un master en management de l’innovation et d’un master en architecture des systèmes d’information. Son travail porte depuis longtemps sur la structuration, l’analyse et l’interopérabilité des données relatives aux PAN/UAP, avec une attention particulière à la traçabilité, à la robustesse méthodologique, à l’architecture des bases de données et aux conditions nécessaires à une investigation scientifique cumulative. [33][34][35]
Depuis 2006, à travers son travail avec le GEIPAN, il a contribué au développement du site institutionnel du service et de sa base de données PAN, et a développé des outils logiciels destinés à soutenir l’analyse méthodologique des cas tout en réduisant les biais d’enquête. Depuis 2023, à travers UAP Check, il se consacre au renforcement de la coopération internationale et à la promotion de bonnes pratiques pour produire une science fiable : données robustes, traçabilité, standards partagés, services de données interopérables et accès responsable aux connaissances institutionnelles. Il siège également au conseil consultatif de SUAPS, la Society for UAP Studies. [9][36][37]
Table ronde 3 — Du GEIPAN au Pentagone : actualité et réponses des pouvoirs publics
Philippe Ailleris
Senior Project Controller à l’Agence spatiale européenne
Philippe Ailleris est Senior Project Controller à l’Agence spatiale européenne, où il travaille depuis plus de vingt-huit ans. Son parcours professionnel concerne le contrôle de projet, la planification des coûts, le suivi financier, la gestion des risques et le reporting de programmes dans le secteur spatial européen, notamment dans le cadre de projets liés aux satellites Copernicus Sentinel.
Parallèlement à sa carrière à l’ESA, il est actif depuis de nombreuses années dans le champ des PAN/UAP, avec un intérêt particulier pour les standards d’observation, le signalement des témoins, la collecte structurée de données et la documentation scientifique des observations aérospatiales inhabituelles. Sa présence dans la troisième table ronde relie la discussion française aux efforts internationaux plus larges visant à améliorer le signalement des PAN, les protocoles d’observation et la qualité des données. [38][39]
Sylvain Maisonneuve
Directeur de la stratégie chez Prosol, ancien conseiller ministériel, auteur
Sylvain Maisonneuve est ancien avocat et ancien conseiller ministériel. Formé en droit public, avec des diplômes de troisième cycle en contrats publics et en droit public, il a travaillé dans des cabinets d’avocats avant d’occuper des fonctions de conseil au sein des ministères économiques et financiers, notamment sur le commerce, la distribution, la consommation, les entreprises, l’artisanat, l’hôtellerie-restauration, l’événementiel et les services marchands. Il est actuellement directeur de la stratégie chez Prosol. [40]
Il est l’auteur de l’ouvrage récent Ovnis, l’enquête déclassifiée, consacré aux PAN/UAP, aux documents déclassifiés, au Pentagone, à la pression du Congrès en faveur de la transparence et au traitement institutionnel du sujet. Sa présence dans la troisième table ronde est cohérente avec une discussion sur la manière dont les pouvoirs publics répondent aux questions liées aux PAN au-delà de la seule analyse technique des cas, notamment en matière de secret, de gestion de crise, de communication publique, de contrôle démocratique et d’accès à l’information. [40]
Baptiste Friscourt
Enseignant du secondaire, auteur de Sentinel News, correspondant pour The Debrief
Baptiste Friscourt est professeur d’arts plastiques dans l’enseignement secondaire. Il est titulaire d’un diplôme national d’arts plastiques de l’École nationale supérieure des beaux-arts et poursuit actuellement des études en sciences de l’information et de la communication à l’Université Bourgogne Europe. [41][42][43]
Parallèlement à ces activités, il suit l’actualité des PAN/UAP et anime depuis 2020 une activité de podcast, ensuite prolongée à travers la chaîne française en ligne Sentinel News, où il propose une couverture régulière des développements liés aux UAP en France et à l’étranger. Il est également correspondant français pour The Debrief, site d’actualité consacré à la science, à la technologie et à la défense.
Une première parlementaire publique pour la science et l’investigation des PAN en France
La signification principale du colloque du 29 juin ne réside pas seulement dans son sujet, mais aussi dans son cadre : une enceinte parlementaire, une initiative transpartisane, la présence d’acteurs officiels français, d’historiens, de chercheurs en sciences sociales, de spécialistes des données, de contributeurs de médias spécialisés, de représentants de la société civile, et un format tourné vers le public. La France a déjà abordé des événements aériens non identifiés ou mal identifiés dans des contextes parlementaires, mais ce colloque semble marquer un nouveau seuil : un événement parlementaire ouvert explicitement consacré à la recherche sur les PAN, au-delà des fantasmes, avec un sujet nommé directement et sans ambiguïté. [1][2][3][16]
Pendant des décennies, les PAN ont souvent été pris entre deux extrêmes peu utiles. D’un côté, la dérision et la stigmatisation découragent les témoins, les pilotes, les chercheurs et les institutions de parler clairement. De l’autre, les récits sensationnalistes peuvent aller plus vite que les preuves. Un colloque parlementaire de ce type peut créer l’occasion de déplacer le centre de gravité : de la croyance vers la méthode, du secret vers un accès responsable, des initiatives isolées vers une connaissance cumulative, et des silos nationaux vers des cadres internationaux interopérables.
L’événement soulève également une question pratique qui dépasse la France. Le GEIPAN constitue une particularité institutionnelle du modèle français, mais un petit service officiel ne peut pas créer à lui seul tout un champ scientifique. Des progrès sérieux nécessitent une meilleure architecture des données, des standards de signalement, une coopération avec les canaux militaires et civils de l’aviation, des protocoles scientifiques ouverts, un engagement académique et des échanges internationaux. Ce colloque pourrait devenir important s’il débouche sur un travail durable après l’événement : auditions, suivi parlementaire, accès amélioré aux données, responsabilités institutionnelles plus claires ou nouveaux partenariats scientifiques. [9][10]
Les auditions OPECST de 2014 sur les drones comme écho

En novembre 2014, l’OPECST — Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques — a organisé des auditions sur le survol de sites nucléaires français par des drones non identifiés. En tant qu’organe commun à l’Assemblée nationale et au Sénat, l’OPECST a pour mission d’informer le Parlement sur les conséquences des choix scientifiques et technologiques. Le cas des drones de 2014 n’était pas formulé comme une problématique classique de PAN, même s’il s’y rattache directement, car il soulevait plusieurs questions directement pertinentes pour le traitement public des événements aériens non identifiés : comment enquêter sur des objets signalés mais mal documentés, comment équilibrer information du public et contraintes de sécurité, comment coordonner plusieurs services de l’État, et comment développer des capacités de détection et de réponse lorsque les phénomènes ne rentrent pas dans les catégories opérationnelles existantes. [16][13]
Entre un drone non identifié et un PAN la frontière est mince voire absente. Les auditions de 2014 ont montré que des événements aériens non identifiés peuvent devenir des enjeux de politique publique lorsqu’ils se situent à l’intersection d’infrastructures sensibles, de la défense, de l’inquiétude du public et de l’incertitude technologique. Elles ont aussi mis en évidence une difficulté institutionnelle récurrente : lorsqu’un phénomène aérien est observé, signalé ou inféré, sans être clairement identifié, la responsabilité peut se fragmenter entre acteurs de la sécurité, de la sûreté, du militaire, du scientifique, du technique et du politique. En ce sens, le colloque de 2026 n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une histoire parlementaire française plus longue visant à traiter des événements aériens non identifiés par l’enquête, l’expertise, la responsabilité publique et la coordination institutionnelle. [16]
La comparaison a bien sûr ses limites. Le cas de 2014 concernait des drones au-dessus d’installations nucléaires, tandis que le colloque de 2026 concerne plus largement la recherche sur les PAN. Mais l’enjeu commun est méthodologique et institutionnel. Dans les deux cas, les pouvoirs publics sont confrontés à des signalements aériens qui exigent documentation, recoupement, analyse de capteurs, évaluation de témoignages, coordination opérationnelle et communication prudente. La question n’est pas seulement de savoir ce que sont les objets, mais comment un État démocratique peut organiser la connaissance lorsque des événements aériens non identifiés soulèvent simultanément des préoccupations publiques, scientifiques et sécuritaires. [16]
Le rôle d’UAP Check : vérification, contexte et circulation internationale
UAP Check fonctionne comme un réseau de contributeurs et d’organisations à l’échelle internationale. Sa valeur réside dans la mise en relation des acteurs, la documentation du champ, le soutien aux standards et la mise à disposition de l’information dans plusieurs langues. [33][45]
Pour un public international, un colloque parlementaire français sur les PAN peut être difficile à interpréter. La terminologie française diffère de l’anglais. L’histoire institutionnelle est spécifique. Le GEIPAN n’a pas d’équivalent exact dans d’autres pays. Le cadre politique — une initiative transpartisane au sein de l’Assemblée nationale — mérite également une explication attentive. UAP Check peut contribuer à combler cet écart en fournissant une source vérifiée, multilingue et contextualisée à destination des journalistes, chercheurs, institutions et publics intéressés. [9][13]
L’enjeu central n’est pas qu’un événement UAP de plus ait lieu. Il est de savoir si le sujet peut être structuré comme un champ d’investigation durable. Cela exige davantage que de la visibilité individuelle. Cela exige des méthodes partagées, des données traçables, un langage prudent, une correction ouverte, une mémoire institutionnelle et la capacité de collaborer au-delà des frontières nationales et professionnelles.
Note de la rédaction
Cet article repose sur des informations publiquement disponibles et sur le programme préliminaire actuellement en circulation au 31 mai 2026. L’événement étant prévu à une date future, et un programme officiel final différent pouvant encore être publié, les affiliations, horaires et titres des intervenants pourront être mis à jour ultérieurement. [5][6][7][8][1][2][3]
Si un organisateur, un intervenant ou une institution mentionnée ici souhaite fournir une correction, une confirmation ou un titre mis à jour, UAP Check modifiera l’article en conséquence. Nous le mettrons également à jour à mesure que de nouvelles informations deviendront disponibles. Notre objectif est de maintenir une page de référence publique utile, exacte et transparente dans le temps
References and source links
Les références suivantes rassemblent les sources utilisées ou discutées lors de la préparation de cet article d’information publique. Les numéros entre crochets dans le texte renvoient aux sources numérotées ci-dessous.
[1] LCP — Les Ovnis s’invitent à l’Assemblée le temps d’un colloque inédit. Parliamentary media report on event, venue, organizers and framing.
[2] Le Parisien — “Sortir du sensationnalisme”: les ovnis à l’affiche d’un colloque inédit à l’Assemblée nationale. Mainstream press preview and timing information.
[3] La Dépêche du Midi — OVNI: le 29 juin, un colloque public organisé à l’Assemblée nationale. Regional press coverage.
[4] La Dépêche du Midi — Editorial: OVNI, sciences et fantasmes. Editorial framing of science and public debate.
[5] Arnaud Saint-Martin — LinkedIn announcement of the colloquium. Organizer’s public announcement.
[6] Arnaud Saint-Martin — LinkedIn registration / colloquium information post. Registration and practical information.
[7] Facebook — public post displaying the preliminary programme visual. Public trace of the programme visual.
[8] Instagram — preliminary programme / visual post. Preliminary programme visual.
[9] GEIPAN — official website. Official French public body for PAN reports.
[10] CNES — GEIPAN project page. CNES institutional context for GEIPAN.
[11] Assemblée nationale — Arnaud Saint-Martin official profile. Official parliamentary profile and functions.
[12] Assemblée nationale — Pierre Henriet official profile. Official parliamentary profile and functions.
[13] Assemblée nationale — OPECST official presentation. Role of OPECST.
[14] Assemblée nationale — OPECST composition. Current OPECST membership and officers.
[15] Assemblée nationale — Parliamentary study group on aeronautics and space. Parliamentary study-group context.
[16] Sénat / OPECST — Les drones et la sécurité des installations nucléaires, report no. 267 (2014-2015). 2014 parliamentary precedent on unidentified drones and sensitive infrastructure.
[17] AARO — Official UAP imagery. Official UAP imagery and case material.
[18] U.S. Department of Defense — Establishment of AARO. Creation of AARO in 2022.
[19] NASA — NASA Issues Report on Unidentified Anomalous Phenomena. NASA UAP independent study report release, 2023.
[20] NASA — UAP Independent Study Team Final Report. Final report PDF.
[21] U.S. National Archives — Unidentified Anomalous Phenomena Records Collection. Public UAP records collection process.
[22] The New York Times — Glowing Auras and “Black Money”: The Pentagon’s Mysterious U.F.O. Program. 2017 turning point in U.S. public debate.
[23] AARO — Report on the Historical Record of U.S. Government Involvement with UAP, Volume I. AARO historical report.
[24] Pierre Lagrange — biographical and bibliographical overview. Summary of career and publications.
[25] La Rumeur de Roswell — bibliographical reference in the Roswell entry. Reference for Lagrange’s book on Roswell.
[26] La Guerre des mondes (radio, 1938) — context for Lagrange’s book on the alleged panic. Context for Lagrange’s work on Orson Welles.
[27] Université Bordeaux Montaigne / CEMMC — Dominique Pinsolle profile. Academic affiliation and research profile; direct profile URL to be replaced if needed.
[28] 3AF — Association Aéronautique et Astronautique de France. Institutional context for SIGMA2.
[29] CDAOA / CAPCODA — air defense and air operations context. Background on French air-defense command and CAPCODA context.
[30] Armée de l’Air et de l’Espace — official website. French Air and Space Force institutional context.
[31] SCEAU / Archives OVNI — preservation of ufological archives. Archive preservation initiative.
[32] Jacques Scornaux — SCEAU / Archives OVNI background. Secondary source on SCEAU history and archive deposits.
[33] UAP Check — official website. Organization and publication platform.
[34] Meta-Connexions — official website. Company founded by Michaël Vaillant.
[35] SUAPS — Our Team / Board of Advisors. SUAPS advisory role.
[36] U-Sphere — Methodology of Analysis of Unexplained Phenomena. Methodological tool and case-analysis framework.
[37] GEIPAN / CNES — Spatial Point Pattern Analysis of the Unidentified Aerial Phenomena in France. Statistical work on GEIPAN data.
[38] ADS — The New Science of Unidentified Aerospace-Undersea Phenomena (UAP). Scientific review article.
[39] arXiv — The New Science of Unidentified Aerospace-Undersea Phenomena (UAP). Open preprint version.
[40] Albin Michel — Sylvain Maisonneuve author page. Publisher biography and book information.
[41] YouTube — Sentinel News channel. Video channel for Sentinel News.
[42] Sentinel News French — About. Presentation of the online publication.
[43] Sentinel News French — Archive. Publication archive.
[44] Sentinel News — L’Assemblée nationale accueillera…. Specialist-media announcement of the event.
[45] UAP Check — March 20, 2024: The First European UAP Day. UAP Check European activity context.
Statut éditorial : cet article d’information publique repose sur un programme préliminaire et sur des sources publiques. La formulation et les références seront mises à jour si les organisateurs publient un programme final ou un dossier de presse officiel.
